Vous avez aperçu un cafard dans la cuisine en pleine nuit ou remarqué de petites traces suspectes derrière un meuble ? La présence de cafards dans la maison se repère à plusieurs signes : insectes vivants ou morts, déjections, oothèques, mues et, lorsque l’infestation est importante, une odeur caractéristique.
Les blattes sont principalement actives la nuit et passent la journée cachées dans des endroits sombres, étroits et proches de leurs sources de nourriture et d’eau. Lorsqu’un cafard est aperçu, rechercher ces différents indices permet de savoir s’il s’agit d’un insecte entré accidentellement ou d’une infestation installée.
Voici comment reconnaître les principales blattes présentes dans les logements, comprendre d’où elles viennent et savoir comment agir.
Cafard ou blatte : quelle différence ?
Il n’y en a pas : « cafard » et « blatte » désignent le même insecte. Le mot « cafard » est surtout utilisé dans le langage courant, tandis que « blatte » est davantage employé dans un contexte professionnel.
En revanche, plusieurs espèces peuvent être rencontrées dans ou autour des habitations. Les identifier permet de mieux comprendre où elles se cachent et pourquoi elles sont présentes.
La blatte germanique
La blatte germanique mesure environ 10 à 15 mm à l’âge adulte. Brun clair, elle se reconnaît notamment aux deux bandes foncées parallèles situées derrière sa tête.
Elle apprécie la chaleur et l’humidité et s’installe volontiers dans les cuisines et les salles de bain, notamment derrière les appareils électroménagers, sous les éviers et à proximité des points d’eau.
La blatte orientale
Plus sombre et plus massive, la blatte orientale mesure environ 20 à 30 mm à l’âge adulte. Elle recherche davantage les endroits frais et humides : caves, sous-sols, vides sanitaires, locaux techniques ou zones proches des évacuations.
La blatte américaine
La blatte américaine est la plus grande : 30 à 40 mm à l’âge adulte. Sa coloration est brun-roux et elle peut voler sur de courtes distances, surtout par temps chaud.
Elle apprécie les environnements chauds et humides et peut être rencontrée dans les sous-sols, locaux techniques, réseaux et certains bâtiments collectifs.
Les blattes d’extérieur
Toutes les blattes observées dans une habitation ne vivent pas nécessairement à l’intérieur. Certaines espèces évoluent principalement dehors, dans la végétation, les feuilles mortes ou sous les écorces, et peuvent entrer accidentellement par une porte ou une fenêtre, notamment pendant les périodes chaudes.
Voir une seule blatte ne signifie donc pas automatiquement que votre logement est infesté. L’espèce observée et la présence éventuelle d’autres indices permettent de faire la différence.
Quels sont les signes d’une infestation de cafards ?
Les blattes passent une grande partie de la journée cachées. Plusieurs indices permettent cependant de détecter leur présence.
Des cafards visibles, surtout la nuit
Les blattes sont principalement nocturnes. Elles sortent de leurs cachettes lorsque le logement devient calme pour rechercher de la nourriture et de l’eau.
Il est donc fréquent de les découvrir en allumant brusquement la lumière dans une cuisine ou une salle de bain pendant la nuit. En observer régulièrement en journée peut aussi indiquer que la population est déjà importante ou que leurs refuges ont été perturbés.
De petites déjections
Chez les petites espèces, les déjections ressemblent à de petits points noirs ou à du poivre moulu. Elles s’accumulent près des cachettes et des zones de passage : placards, tiroirs, angles, plinthes ou arrière des appareils électroménagers.
Des oothèques
Les œufs des blattes sont regroupés dans une capsule brune de quelques millimètres, appelée oothèque. Chez la blatte germanique, chacune contient une trentaine d’œufs. En trouver indique que des blattes se reproduisent à proximité.
Des mues
Les jeunes blattes grandissent en passant par plusieurs mues. Elles laissent derrière elles des enveloppes claires ressemblant à leur corps. En retrouver dans une zone sombre et protégée constitue un indice supplémentaire.
Une odeur inhabituelle
Une infestation importante peut finir par produire une odeur persistante et désagréable dans les zones fortement colonisées. Il s’agit généralement d’un signe tardif : mieux vaut rechercher les autres indices avant d’en arriver à ce stade.
Où se cachent les cafards dans une maison ou un appartement ?
Les cafards recherchent des endroits sombres et étroits, proches d’une source de nourriture, d’eau ou de chaleur. Leur corps aplati leur permet de se glisser dans des espaces difficiles à inspecter.
Regardez en priorité :
- derrière et sous le réfrigérateur ;
- derrière le four et le lave-vaisselle ;
- sous l’évier et autour des arrivées d’eau ;
- dans les placards et les tiroirs de cuisine ;
- le long des plinthes et dans les fissures ;
- autour des canalisations et des gaines techniques ;
- dans les salles de bain et les pièces humides ;
- dans les caves, sous-sols et locaux techniques selon l’espèce.
Pour vérifier une zone suspecte, une lampe torche permet d’inspecter les espaces derrière les appareils et le long des murs à la recherche de déjections, de mues ou d’oothèques.
D’où viennent les cafards dans la maison ?
Avoir des cafards ne signifie pas forcément que le logement est sale. Ils peuvent pénétrer dans une habitation depuis l’extérieur, les parties communes d’un immeuble, les réseaux techniques ou être transportés involontairement dans des cartons, marchandises ou appareils.
Dans un immeuble, ils peuvent également circuler entre plusieurs logements par les gaines techniques, les passages de canalisations ou certaines fissures. L’origine du problème peut donc parfois se situer ailleurs que dans l’appartement où ils sont observés.
Une fois à l’intérieur, trois éléments favorisent particulièrement leur installation : la nourriture, l’eau et les cachettes. Miettes, résidus alimentaires, fuite sous un évier, condensation, cartons ou fissures peuvent leur fournir les ressources nécessaires pour rester et se reproduire.
Pourquoi ne faut-il pas laisser une infestation de cafards s’installer ?
Les jeunes blattes germaniques deviennent adultes en quelques semaines, et chaque femelle produit plusieurs oothèques au cours de sa vie. Une présence discrète peut ainsi devenir une infestation installée en un à deux mois.
Plus les blattes se multiplient et se dispersent, plus il devient difficile de localiser l’ensemble des foyers et de maîtriser l’infestation.
Les cafards posent aussi un problème sanitaire. Ils passent des canalisations et des poubelles aux plans de travail et aux aliments. Leurs déjections et leurs mues contiennent également des allergènes connus pour aggraver l’asthme, notamment chez les enfants.
Comment se débarrasser des cafards ?
La première étape consiste à réduire ce qui favorise leur présence : supprimer les miettes et résidus alimentaires, conserver les aliments dans des contenants fermés, nettoyer sous les appareils, vider régulièrement les poubelles et supprimer les fuites ou eaux stagnantes.
Les pièges englués peuvent aider à repérer les zones où les cafards circulent le plus, mais ils ne suffisent généralement pas à éliminer une infestation installée.
Les sprays et fumigènes du commerce tuent les insectes touchés, mais n’atteignent ni les cachettes profondes ni les œufs, protégés par leur oothèque. Ils peuvent même disperser les cafards vers d’autres pièces.
Les gels appâts sont les solutions grand public les plus efficaces contre la blatte germanique. Les cafards consomment le gel, retournent dans leur cachette et contaminent leurs congénères. Placez de petites gouttes près des cachettes, jamais sur une surface traitée au spray : l’insecticide repousse les cafards, qui délaissent alors le gel.
Lorsque les blattes sont nombreuses, présentes dans plusieurs pièces ou réapparaissent malgré ces premières mesures, il faut rechercher précisément les foyers et adapter le traitement à l’espèce et à la configuration des lieux.
Quand faire appel à un professionnel contre les cafards ?
Si vous observez régulièrement des blattes, retrouvez des oothèques ou de nombreuses déjections, ou si le problème persiste malgré vos premières actions, l’infestation nécessite probablement une prise en charge plus complète.
Le technicien identifie l’espèce, localise les foyers et applique des produits professionnels là où les blattes vivent réellement. Comme les œufs, protégés dans leur oothèque, résistent à la plupart des traitements, un passage de contrôle est souvent prévu quelques semaines plus tard pour éliminer les jeunes qui ont éclos.
Le prix d’un traitement contre les cafards dépend notamment de la surface à traiter, de l’espèce présente et du niveau d’infestation.
Nuisipure intervient dans les Alpes-Maritimes et le Var pour appliquer un traitement contre les cafards adapté au niveau d’infestation et à la configuration des lieux.
Pour éviter le retour des cafards, les mêmes gestes restent la meilleure protection : nourriture conservée dans des contenants fermés, absence d’eau accessible, cartons inspectés avant d’être rangés et fissures bouchées.
Vous observez régulièrement des cafards dans votre logement ou votre local ? Contactez nous pour faire le point sur la situation.
Questions fréquentes sur les cafards
Voir un cafard signifie-t-il qu’il y en a plusieurs ?
Pas forcément. Une blatte vivant à l’extérieur peut entrer accidentellement dans un logement, particulièrement pendant les périodes chaudes. En revanche, des observations répétées, des déjections, des mues ou des oothèques indiquent qu’il faut rechercher une infestation.
Les cafards peuvent-ils voler ?
Cela dépend de l’espèce. Certaines blattes possèdent des ailes mais volent peu ou pas, tandis que la blatte américaine peut effectuer de courts vols, surtout lorsque les températures sont élevées.
Combien de temps faut-il pour se débarrasser des cafards ?
La durée dépend de l’espèce, du niveau d’infestation et de la configuration des lieux. Une infestation installée ne disparaît pas nécessairement immédiatement après le premier traitement, notamment parce que des jeunes peuvent éclore après l’intervention. Un contrôle quelques semaines plus tard peut donc être nécessaire.
Un traitement contre les cafards est-il dangereux pour les enfants ou les animaux ?
Les précautions dépendent du produit et de la méthode utilisés. Les produits doivent être appliqués conformément à leurs conditions d’utilisation et placés de manière à éviter l’accès des enfants et des animaux. Lors d’une intervention professionnelle, le technicien indique les précautions à respecter avant, pendant et après le traitement.